De l'art de détourner l'esprit de la douleur...

... fibromyalgique pour ˆetre obnubilée par son popotin ! Ce n'est pas ce que vous pouvez croire ou mˆeme imaginer ! C'est le sujet principal d'échanges entre cyclistes. On a tous mal quelle que soit la selle, la morphologie et le mental ! Ainsi au cours des rencontres nous

parlons de notre façon de gérer cette fichue douleur. Trois petits jeunes, minces, musclés, au bord de la crise tant ils avaientt mal ! Une femme d'un certain ˆage qui semblait subir le tout avec beaucoup de sagesse... Et moi, que dire ? Les douleurs usuelles ne se sont pas aggravées et n'ont pas diminué tant elles sont dominées par ce vécu commun à tous nos co-"routiers". 

Car,  nos échanges d'"experts" m'ont amenée à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un problème de taille, de poids, ni de forme, mais... d'os ! Ce sont donc les os de la fin de colonne vertébrale qui seraient ainsi douloureux. Donc, une semaine est passée, riche d'expériences, de rencontres, de prise en charge amicale très "chouchouteuse", de kilomètres qui n'en finissent pas et cette question essentielle : comment sera mon popotin demain ? Est-ce que ce fichu short special cycliste va enfin fonctionner ? 

En bref, voici les émotions qui sont toujours les miennes 8 jours après le départ. La vie sera si douce quand j'aurai vaincu ce problème existentiel !

Trˆeve de plaisanterie. La route est belle, j'ai pris des photos, filmé ce jour la montée et la descente de collines, me suis affalée dans l'herbe au milieu des cyclistes qui rasent le long de la Vélodyssée. Et ce soir mangé une dorade chez Jocelyne et Didier, dévoré la dorade devrais-je dire. Pour reprendre des forces !

Je vous fais à tous un gros bisou et j'ai bien compris votre inquiétude. Il peut arriver encore une ou deux fois que je ne donne pas de nouvelles dans les deux jours. A la fois car il faut que je recharge tous mes appareils ce qui n'est pas toujours facile au camping, ou bien je m'effondre de fatigue tout simplement au fond de ma tente. Avec Dr. Bobo qui lui semble apprécier le voyage, toujours couché sur le porte-bagage !

Amitiés, Carole

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